KINESITHERAPIE

EXAMEN DE LA CHEVILLE ET DU PIED

EXAMEN DE LA CHEVILLE ET DU PIED

 

 

 

 

Le pied peut être divisé schématiquement en trois régions :

  • Le cou de pied qui comprend trois articulations : la tibio-astragalienne, la péronéo-tibiale inférieure, et l’astragalo-calcanéenne ou sous-astragalienne ;
  • Le médio-pied qui comprend deux interlignes articulaires : celle de Chopart avec les articulations calcanéo-cuboïdienne et astragalo-scaphoïdienne ; et l’interligne de Lisfranc avec les articulations métatarso-cunéennes et métatarso-cuboïdienne ;
  • L’avant-pied comprenant les articulations métatarso-phalangiennes.

 

Le pied est facilement accessible à l’examen clinique. Il est sujet à une pathologie riche, due à l’appui et aux traumatismes, mais aussi en rapport avec des affections générales de nature vasculaire, neurologique, ou endocrinienne.

 

 

 

EXAMEN CLINIQUE

  1. Interrogatoire :

Les signes fonctionnels sont dominés par la douleur dont il faudra préciser :

·         Le siège :

Qu’on demandera au patient de préciser avec le doigt

·         La nature :

Inflammatoire ou mécanique

·         Les circonstances déclenchantes :

Marche en terrain plat ou accidenté, certains mouvements, le port de certaines chaussures.

 

Il faut aussi apprécier l’impotence fonctionnelle à travers l’évaluation :

·         Du périmètre de marche

·         Nécessité ou non du port d’une canne

·         Nécessité ou non du port d’un certain type de chaussures.

 

  1. Examen physique : toujours comparatif

Inspection

  • Elle apprécie l’existence d’une usure de chaussures et son degré, en rapport avec une forme pathologique du pied,
  • L’existence d’une inégalité des membres inférieurs,
  • Les formes pathologiques du pied : pied talus, pied plat valgus, pied bot, pied creux, pied équin, pes adductus, avant-pied rond avec hallux valgus

 Elle apprécie également l’état cutané : onychomycose, intertrigo, durillons, plaie traumatique, cor interphalangien, ongle incarné.

  • A la marche : on apprécie le chaussage (adapté  ou pas), l’existence d’une attaque du sol par le bord postéro-externe du talon, le déroulement du pied sur le sol, la régularité des pas.

En cas de démarche anormale, il faut faire la distinction entre un escamotage du temps d’appui, et une perturbation plus globale, par exemple dans le cadre d’une affection neurologique.

 

 

 

Palpation

C’est un temps important de l’examen. Son principal intérêt est de chercher à déclencher la douleur dont se plaint le patient, et d’arriver ainsi au diagnostic lésionnel à travers le diagnostic topographique.

On cherche des points douloureux au niveau des os, des interlignes articulaires, des ligaments, des tendons, de l’aponévrose plantaire.

 

Etude de la mobilité

Ø      Passive: et active

Elle sera réalisée de façon comparative chez un sujet décontracté, et devra rechercher :

Une raideur (limitation du jeu articulaire) ou un blocage, une douleur provoquée, une instabilité articulaire.

 

Articulation tibio-tarsienne :

  • Flexion plantaire : 40 à 50°
  • Flexion dorsale : 20 à 30°

Articulation sous-astragalienne :

  • Eversion (valgus) : 30°
  • Inversion (varus) : 60°
  • Abduction : 30°
  • Adduction : 30°

Articulation de chopart :

Se mobilise en inversion et eversion en maintenant d’une main le calcanéum.

  • Inversion :20°
  • Eversion : 20°

Articulation de Lisfranc :

Se mobilise de façon globale dans un mouvement de supination puis de pronation de l’avant-pied, avec une amplitude de 35°.

On peut également la mobiliser métatarsien par métatarsien en touche de piano.

Orteils :

On s’intéresse principalement aux articulations métatarso-phalangiennes :

  • Flexion : 50°
  • Extension : 90°

 

Ø      Contrariée :

 

Flexion plantaire : elle intéresse les muscles jumeaux et le soléaire.

  • Sujet debout sur la jambe à évaluer, genou tendu
  • Il doit pouvoir facilement se soulever sur la pointe du pied 4 ou 5 fois.

Flexion dorsale et inversion : elle intéresse le muscle jambier antérieur.

  • Sujet assis, jambe pendante que l’on maintien
  • Il exerce une flexion dorsale en inversion pendant qu’on applique une résistance sur le dos du pied et son bord interne.

Inversion en flexion plantaire : elle intéresse le muscle jambier postérieur.

  • Sujet en décubitus latéral, pied en flexion plantaire, et reposant sur son bord externe. On maintien la jambe ;
  • Le sujet porte son pied en inversion et la résistance est appliquée sur le bord interne de la partie antérieure du pied.

 

Eversion : elle intéresse les muscles long et court péronier latéraux.

  • Sujet en décubitus latéral, cheville en position intermédiaire, jambe maintenue par l’examinateur,
  • Le sujet porte son pied en éversion, et l’on applique la résistance : sur la face plantaire de la tête du premier métatarsien pour évaluer le long péronier latéral ; elle sera appliquée sur le bord externe du pied pour le court péronier latéral.

 

 

 

 

 

 

 


19/04/2008
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